Grande-Synthe, terre de boxe masculine, on le savait. Grande-Synthe terre aussi de boxe féminine, on a pu s’en apercevoir vendredi et samedi à l’occasion de la double confrontation entre l’équipe de France et son homologue polonaise. La salle Dufour n’a pas désempli pendant ces deux jours.
« Le public était là. Et ce qui m’a fait plaisir, c’est que tous les anciens boxeurs dunkerquois étaient là eux aussi. Ils sont repartis contents », se satisfaisait José Leroy, le grand manitou de l’organisation. « Il n’y a que Grande-Synthe pour faire ce genre de réunion », relevait de son côté Jacqueline Hénouil, la présidente du comité régional des Flandres. « Dans le Nord - Pas-de-Calais, on a été un peu les précurseurs de la boxe féminine. Actuellement, on est un peu dépassé par l’Île-de-France. On a des têtes comme Virginie Nave qui est là depuis quelques années et qui a fait son chemin. Il y a aussi Amélie Blary, d’Aire-sur-la-Lys, ou encore Alioua Naouel, de Maubeuge. »
La boxe féminine aux JO ?
Membre à part entière de l’équipe de France, Virginie Nave, boxeuse à l’ABCGS, se disait ravie de pouvoir enfin évoluer devant son public. « Ça fait plaisir, cela faisait plus de cinq ans que je n’avais pas boxé à Grande-Synthe. Comme ça faisait longtemps, j’avais envie de montrer que j’étais toujours présente. » Et la sympathique synthoise n’a pas déçu ses supporteurs. Vendredi, elle a dominé son adversaire polonaise Kamila Bednarek aux points avant de « l’exécuter », samedi, lors de la deuxième confrontation. « On a fait un peu moins d’un round, j’avais envie d’en terminer. » Avec les nouvelles perspectives olympiques qui s’ouvrent, la Synthoise espère pouvoir tirer son épingle du jeu. « Il y a 99,9 % de chances pour que la boxe féminine soit présente aux Jeux olympiques à Londres mais on ne sait pas encore si ça sera en sport de démonstration ou en compétition », précise Jacqueline Hénouil. En 2012, Virginie Nave n’aura que 27 ans. Elle pourrait donc briguer une place en sélection olympique. « J’espère pouvoir aller jusque-là et faire les JO. Il faut faire sa place, enchaîner les performances dans les compétitions pour que le DTN sache qu’on est “podiumable”. » Avec ce nouvel enjeu, on pourrait d’ailleurs prochainement revoir de la boxe féminine à Grande-Synthe. Vincent Leignel, en charge du projet de faire du littoral la base arrière des Jeux olympiques de Londres en 2012, était un spectateur attentif ce week-end. Il s’est déjà positionné. « Il faut toujours anticiper. On est partant avec la fédération pour voir les conditions de labellisation. Il vaut mieux se positionner avant que d’autres ne le fassent » ajoute-t-il. Affaire à suivre.