C’est une nouvelle année qui a commencé. Une saison aussi, pour Claude Essosso, l’attaquant de l’OGS (DH), privé de terrain depuis août. Il est revenu, il a marqué. Le Camerounais, qui a aussi joué en Asie, espère maintenant que Grande-Synthe va confirmer l’embellie.
Avant son retour dans l’effectif de l’OGS pour le déplacement à Maubeuge, début janvier, le nom de Claude Essosso avait totalement disparu des fiches techniques de DH depuis le 25 août dernier. Sorti blessé après une demi-heure de jeu face à Loon-Plage, l’attaquant maritime a, depuis, assisté impuissant au début de saison chaotique de son équipe. Cinq mois à ronger son frein pour un joueur épargné par les longues blessures depuis ses débuts au Caïman de Douala, au Cameroun (D2 puis D1), il y a une dizaine d’années. « C’est difficile pour quelqu’un qui est habitué à la compétition.
Mais on le prend avec philosophie, c’était une blessure à répétitions. J’avais été voir le médecin de Boulogne qui a diagnostiqué une fibrose. J’ai préféré faire cette coupure. À un moment, je me suis demandé si ça valait la peine de continuer. La question s’est longuement posée », reconnaît-il.
Un arrêt forcé qui, à 28 ans, aurait donc pu mettre un terme à la carrière d’un joueur arrivé en France, à Roubaix, après une expérience… en Asie. « Mon agent m’avait ramené là-bas en partant du Cameroun et j’ai fait une année en Asie, en Chine et Corée du Sud avant d’arriver sur Lille.» Fort heureusement, après ces mois de soins, l’attaquant maritime a recouvré la plénitude de ses capacités.
Il se dit désormais prêt à débuter sa saison et à rattraper le temps perdu. D’ailleurs avec trois buts en trois rencontres, dont deux la semaine passée face à Templeuve, Claude Essosso a montré qu’il avait retrouvé ses sensations de buteur.
« Marquer, c’est toujours bien pour un attaquant, ça met en confiance. » Associé désormais à Florian Franchois dans la ligne offensive de l’OGS, Claude a rapidement pu faire connaissance avec son nouveau compère. « Il travaille dans la même entreprise que moi (SETIB). L’apprentissage est plus rapide. On se côtoie tous les jours. Il a un peu le même profil que Timothée Champlain, avec une certaine présence physique. C’est toujours mieux d’être deux devant pour peser sur les défenses. »
Observateur privilégié des difficultés rencontrées par son équipe depuis le début de saison, Claude ne se dit pas surpris. « Depuis deux ans, on est favoris. Là, on s’y attendait un peu. On a perdu 40 à 50 % de l’effectif. On vit mal les résultats, mais c’est sans surprise. Les joueurs qui sont arrivés n’ont pas vraiment remplacé ceux qui sont partis. » Demain, face à Douai, le leader (à égalité avec Avion, qui a joué trois matchs de moins !), Claude espère que son équipe saura enchaîner après le net succès face à Templeuve (4-0). « On va essayer de rester sur la dynamique. En enchaînant de bons matchs ou des victoires, cela pourrait nous aider à soulever des montagnes. »