L'équation d'avant match était a priori simple pour Grande-Synthe, il fallait empocher les quatre points de la victoire pour se donner de l'air face à un adversaire direct dans la course au maintien. Un double enjeu donc pour cette rencontre face à Cambrai qui pointe à la quatorzième et dernière place au classement, seulement entre les calculs et le terrain il y a une marge...
Après avoir été dominés en première période par la lanterne rouge, les Synthois encaissaient un but logique à la demi-heure de jeu suite à une erreur défensive. Puis peu avant la pause, Mickael Kom égalisait sur penalty, un retour au score synonyme de deuxième but synthois de la saison en sept matchs. « On a fait une première mi-temps très moyenne. Cambrai a dominé, on revient avec un peu de chance sur un penalty tout de même légitime, » reconnaissait Pascal Langlois. Le technicien olympien déçu par un résultat terne admettait sa frustration et celles de ses joueurs, mines abattues au coup de sifflet final « On ne peut pas dire que c'est un bon résultat même si on prend les deux points du nul. On a tout de même vu une seconde mi-temps nettement meilleure de notre côté au niveau du jeu. C'est décevant... »
Des Synthois qui, au regard de la deuxième partie de match fournie, n'ont pas été récompensés de leur engagement et auraient pu prétendre à la victoire. Au retour des vestiaires Kom frappait son deuxième penalty au-dessus de la barre Cambrésienne, Rovillain et A Dukassem imitaient leur partenaire et butaient sur le portier de Cambrai. « Au vu des actions et des phases intéressantes qu'on s'est procurées dans cette seconde période, on se devait de l'emporter, la victoire aurait été largement méritée mais bon » concédait le coach Olympien.
En fin de match, un but aurait même pu être accordé aux hommes de Pascal Langlois suite à une tête dégagée aux abords de la ligne fatidique. Il y avait la place pour passer mais les mêmes problèmes d'efficacité persistent encore et toujours, avec, de surcroît un zeste de malchance. Nul doute qu'il faudra chasser les mauvais esprits qui rôdent dans le camp des pensionnaires de Jean-Deconninck pour pouvoir songer à un avenir meilleur...