Après vingt minutes de jeu, Grande-Synthe menait 2 buts à 0 et la hiérarchie semblait alors bien respectée. Mais les Aixois ont voulu prolonger le suspense. Désireux de vivre leur aventure sans regrets, ils ont poussé les Grand-Synthois dans leurs derniers retranchements et ont ainsi quitté la compétition la tête haute.
Dans un premier temps, en dépit du soleil et du très agréable site boisé du stade Viseux de Grenay, le rêve, certainement caressé par tous les joueurs aixois et leurs supporters, d’accomplir l’exploit de sortir Grande-Synthe, a viré
au cauchemar. Les Synthois imposaient leur vitesse, leur puissance et multipliaient les situations chaudes. Ainsi, Doukhi débordait et offrait le premier but à Essosso (0-1, 4e). Idéalement lancé, l’OGS campait dans le camp aixois et ne tardait pas à doubler la mise par Cogalan qui ajustait un lob parfait (0-2, 20e).
Retour inespéré
Peut-être libérés par cette entrée en matière finalement conforme à la logique, les Artésiens, soutenus par quelques fidèles, se mirent à contester ardemment le jeu imposé par Grande-Synthe, un vent de rébellion qui réjouissait
le public toujours enclin à soutenir le petit poucet. Les incursions aixoises étaient rares mais, sur l’une d’elles, un corner offrit à Delienne l’occasion de placer une tête victorieuse (1-2, 29e). En début de seconde période, l’espoir parcourait de nouveau les tribunes où l’on donnait de la voix avec ferveur. Certes, Grande-Synthe dominait encore, mais sans exercer une grande pression. Alvès récupérait deux ballons pour Aix et lançait deux belles ouvertures pour Duflos (55e) puis pour Delienne (57e), mais par deux fois Lacherez remportait les duels.
Et après une petite baisse de rythme, Aix-Noulette trouvait de nouveau la faille par Barbieux qui égalisait (2-2, 83e). Tradition de la Coupe ou logique de la hiérarchie ? À ce moment, la cohorte artésienne rêvait toute éveillée, mais Grande-Synthe s’appliquait de nouveau et si Pinier retardait l’échéance, il ne pouvait rien sur un tir de Chadili (2-3, 88e). Cruel ! Mais Aix-Noulette pouvait quand même savourer la conclusion de ce beau parcours.
Guillaume RENAUT
Photo Eric JANISZEWSKI
AIX-NOULETTE (niv. 3) - GRANDE-SYNTHE (DH) : 2-3 (1-2).
– Arbitre : M. Warembourg.
– Buts : Delienne (29e), Barbieux (83e) pour Aix-Noulette ; Essosso (4e), Cogalan (23e), Chadili (88e) pour Grande Synthe.
– Avertissement : Alvès (85e) à Aix-Noulette.
- Didier HÉDÉ (Aix-Noulette) : « C’est un peu dommage. On savait qu’on allait l’avoir dur et on l’a eu dur. Mais, je pense qu’on a donné une belle leçon de courage. À 2-0, ils ont dû croire qu’ils allaient nous mettre une raclée mais nous sommes forts mentalement. Finalement, c’est quand même une grande fête et on n’a pas à rougir ».
- Pascal LANGLOIS (Grande-Synthe) : « C’était un vrai match de Coupe.À 2-0 au bout de vingt minutes, on a cru que c’était plié. Puis on prend un but particulier et on n’a pas réussi à se mettre à l’abri. L’égalisation traduit bien la volonté de cette équipe d’Aix-Noulette. On a quand même eu la volonté de réagir sur la fin mais ça passe par un trou de souris ».