C'est par un derby que les footballeurs loonois et Synthois vont boucler l'année. Les deux voisins n'ont plus joué en championnat depuis le 16 novembre. Les Synthois, toujours en course pour l'accession, ont parfaitement occupé ce mois sans DH en se qualifiant pour les 32e de finale de la Coupe de France. Les Loonois, après un succès aux tirs au but face au Portel en coupe de la Ligue (22 novembre), veulent se relancer en championnat.
> VDN : Dans quel état abordez-vous ce derby ?
Fabrice Bourré : « Physiquement, on est bien, mais la question est : comment on va être après une absence de compétition de trois semaines ? Les matchs amicaux se sont bien passés (nul face à l'USLD, victoires contre Calais et Guines), mais on va tomber sur une équipe de Grande-Synthe en réussite. »
Pascal Langlois : « Que ça soit physiquement ou mentalement, on est bien. On a eu deux week-ends de repos avant la coupe. Il faut vite remettre les pieds au sol, même si on ne se prend pas pour ce qu'on n'est pas. »
> Il faut donner un dernier coup de collier avant une mini trève...
F. B. :« Il faut donner un dernier coup de rein pour bien repartir. »
P. L. : « Je pense que ce derby tombe bien. Dans l'approche, c'est pareil qu'un match de coupe. Il y a une rivalité et une volonté de gagner en respectant cette équipe qui a du potentiel individuel. Je m'attends à un match difficile. »
> Dans les têtes, vous ne craignez pas un relâchement ?
F. B. : « C'est la question, mais on a réussi à garder la pression sur les joueurs. Si on joue, on aura les moyens pour rivaliser, les efforts seront faits. Ce match est déterminant pour la suite du championnat. Si on fait un résultat, on aura la sensation d'avoir bien fini. »
P. L. : « C'est sûr et c'est le danger. Il ne faut pas qu'on parle et qu'on pense plus à Calais qu'à Loon-Plage. »
> Ce match sera-il, selon vous, différent du match de coupe de France remporté par l'OGS (victoire 2-0, le 1er novembre) ?
F. B. : « On n'a pas eu la sensation de jouer un match de coupe. Il n'y a pas eu cette révolte. Je vais me servir de ça. Il y avait la place pour les battre. »
P. L. : Ce match-là n'aura rien à voir avec le match de coupe. De toute façon, celui-là, je l'ai oublié au plus vite. C'était un match moyen des deux équipes, on a été décisifs sur coups de pieds arrêtés. On s'est imposés sans être vraiment au-dessus. » •