Vainqueur le week-end passé de Béthune, l'OGS a bien négocié la première de ses trois rencontres consécutives à domicile. Avant de recevoir Aire-sur-la-Lys, les hommes de Pascal Langlois affrontent demain Wasquehal, la lanterne rouge. Un nouveau rendez-vous important pour les Maritimes qui doivent désormais oublier leur période chaotique post Coupe de France pour s'inscrire sur la durée. Et rester ainsi dans la course au CFA2.
> VDN : Pascal, la victoire face à Béthune (3-1) a dû vous rassurer après la grosse défaite concédée à Saint-Omer (5-0) ?
« Oui. Et surtout, ça nous permet d'essayer de vivre une fin de saison pimentée. On n'a plus le droit au joker. Il faut que les joueurs prennent conscience qu'on a un coup à jouer par rapport au calendrier. Et puis, je leur ai dit qu'Hazebrouck avait pris 5-0 contre Saint-Amand il y a deux ans et que cela ne les avait pas empêchés de monter. » > Vous avez gagné, mais vous avez attendu d'être menés pour concrétiser vos occasions, manquant jusque-là de réalisme... « C'est toujours difficile à expliquer. L'état d'esprit était bon en première mi-temps. On s'est créé trois occasions, mais on n'a pas été efficaces. En deuxième mi-temps, on n'a pas eu d'occasion et eux, sur leur première action, ils ont fait mouche. La rentrée de Rudy Demeester a fait du bien. Elle a servi de détonateur et, ensuite, on enchaîne sur les 2e et 3e buts. On ne marque pas pendant 1 h 20 et on en met trois en 10 minutes. »
> L'après Coupe de France a été difficile à gérer physiquement et psychologiquement ?
« Inconsciemment, avec le fait d'aller en 16e de finale, les joueurs se sont dit que la saison était réussie. Maintenant, on est certainement un peu plus attendus et on a parfois manqué d'humilité en se disant qu'on pouvait se permettre de gagner les matchs plus facilement. On a un problème offensif quand on regarde les chiffres, on n'a aucun joueur dans les meilleurs buteurs. »
> Vous avez un retard de quatre points sur le leader, Saint-Omer. Un écart loin d'être rédhibitoire ?
« Avec la victoire à quatre points, ça peut aller très vite, mais je le répète, on n'a plus de joker. Pour l'instant, Saint-Omer est en tête, mais ils n'ont gagné qu'une fois à l'extérieur. Il leur reste six déplacements et ils n'ont pas fait encore le plein à domicile. Pour nous, il est important de faire le plein chez nous. On doit bien négocier les matchs contre des équipes qui jouent leur survie comme Aire et Le Touquet. »
> Vous recevez ce week-end une équipe de Wasquehal qui n'a plus gagné depuis le 6 septembre. C'est l'occasion de prendre quatre points pour rester à l'affût ?
« Saint-Omer a eu de la peine à gagner contre Wasquehal en marquant un deuxième but en fin de match. C'est une équipe qui joue et qui a des qualités techniques. Ils utilisent le jeu indirect en abusant de la conservation du ballon. »