Olivier Rouyer et Bernard Zénier, anciens vainqueurs de la Coupe de France, Yvon Pacault médaillé à dix reprises aux Jeux paralympiques, Anne-Sophie Mathis championne du monde de boxe en super-légers, chargés du tirage des 32es de finale de Coupe de France, n’ont pas été des plus tendres envers les clubs nordistes. Si trois d’entre eux jouent à domicile, un seul derby est au menu. Il se disputera sur la Côte où Grande-Synthe accueillera Calais.
Pascal Langlois, l’entraîneur de Grande-Synthe, regrettait « être passé de très près de Bordeaux et de Saint-Etienne. À ce stade de l’épreuve, on envisage toujours rencontrer les clubs du plus haut niveau tels Lyon, Marseille ou Paris. » Il était tout heureux d’affronter ses voisins calaisiens. « Je préfère les jouer que d’affronter Guingamp. Calais possède une image positive. C’est le seul club amateur à être allé en finale de Coupe de France. Cela reste une référence. Pour moi, c’est un très bon tirage. Calais peut amener du monde. Ce match peut être une fête. Avec les Calaisiens, nous restons pleinement dans le côté festif. Nous allons vivre des émotions. La Coupe est un bon moyen de communication. Ce n’est pas mission impossible même si pour moi Calais n’est plus véritablement un club amateur. Il est dans l’antichambre du monde professionnel. »
« La Coupe de France est un bon moyen de communication. Notre objectif est de lutter contre les incivilités. Nous avons une démarche éducative. L’intérêt de la Coupe, qui rassemble le monde amateur et le monde professionnel, est aussi de parler du club. »
À Saint-Omer, comme dans beaucoup de clubs amateurs, les joueurs rêvaient de rencontrer Marseille. « Il restait six boules et parmi elles Bordeaux et Saint-Etienne. Boulogne ou Calais m’auraient bien plu, » reconnaissait le président Fériau. Pour leur sixième participation aux 32es de finale, les Audomarois devront se contenter de Guingamp, « un club qui ne va pas trop bien. Je suis très content de les recevoir pour les spectateurs surtout. »
Carmelo Cannetti n’était pas mécontent. Pour l’entraîneur audomarois, « Guingamp est un club qui possède une histoire, qui a connu une ascension étonnante et même disputé une Coupe d’Europe, avec le président Noël Le
Graet. Nous allons prendre du plaisir. De toute façon, nous ne maîtrisons pas le tirage au sort. Nous avons éliminé Amiens, club de L2, cela peut nous mettre une étiquette. C’est le charme du football et de la Coupe de France. Ce n’est pas insurmontable mais il va falloir hausser notre niveau. Battre un club de L 2 au sixième tour ou en 32es quand ils ont fait deux tours, ce n’est pas la même chose. C’est comme pour nous, les rencontres les plus difficiles se situent au troisième ou au quatrième tour quand nous entrons en lice. »
« C’est un plus de jouer chez nous où nous sommes invaincus depuis le 5 janvier 2007 et un match contre Tours au même tour de la Coupe de France. Le but du jeu est de rester invaincu » estime Carmelo Cannetti qui a déjà prévu de reprendre l’entraînement au lendemain de Noël.
C’est en rentrant, jeudi, que les Arrageois se sont rendus compte de l’engouement suscité par leurs exploits en Coupe. « On parle beaucoup de nous. Il faut en profiter. Nice est un très bon tirage. C’est tout du bonus, une belle expérience en plus. Cela n’arrive qu’une fois tous les 20 ans. Nous sommes les seuls représentants de l’Artois et nous voulons y jouer. Ce sera certainement à Avion. Nous voulons soutenir la comparaison avec une L 1. »
JEAN-MARY MAYEUR
PHOTO DELPHINE PINEAU
Au tour précédent, Saint-Omer était allé chercher sa qualification à Avion (CFA2).