Pascal Cochez est un fervent supporter de Grande-Synthe. Ces six dernières années, il n'a pas manqué un match de l'OGS, à domicile, comme à l'extérieur. Il apprécie la chaleur du club, qu'il considère comme une seconde famille.
Quand vous mettez les pieds au stade Deconinck, votre oreille est forcément arrêtée par les cris d'un homme. « Get-Get en équipe de France ! Vas-y warrior ! » « Get-Get », c'est Gaétano Muraglia, le milieu de terrain de l'OGS qui a « trois poumons, » selon Pascal Cochez. Et Warrior (le guerrier en Anglais), c'est Thomas Lacherez, le gardien, l'un de ses préférés. « Ces cris, c'est presque devenu une superstition. Je les fais toujours maintenant en début de match. Ça nous porte chance. » Pascal Cochez n'est pas un enfant du Nord, mais du Pas-de-Calais. Originaire de Noeux-les-Mines, il a vécu, comme joueur (il a évolué jusqu'en junior, en Gambardella), puis comme dirigeant, la période faste d'une équipe dirigée par Gérard Houllier. Cet homme demeure un passionné, capable de vous ressortir l'équipe de Noeux, de vous donner le nom des buteurs sur les grands matchs de Coupe. « Je suis arrivé en 1982 à Grande-Synthe, pour le boulot.
J'étais cuisinier au collège Jules-Verne. J'ai eu un accident du travail et depuis 1993, je suis reclassé magasinier. Cela fait 15 ans que je suis le club et 6 ans que je vois tous les matchs avec mes deux autres collègues, Jean-Claude Aubrun et Serge Lamouche. On s'arrange ensemble pour les déplacements.
» Ce supporter avoue que tout ce qui se disait sur le club l'a incité, paradoxalement, à s'en rapprocher. « Grande-Synthe n'était pas bien perçu.
J'ai voulu aller voir. J'ai rencontré de super gars. C'est une grande famille. Il y a de la chaleur ici. Cela me rappelle un peu Noeux-les-Mines. Après un match, je ne repars jamais sans parler aux joueurs. » Pascal Cochez a naturellement retourné dans sa tête 36 000 fois tous les scénarios possibles de cet OGS - Grenoble. La Coupe, il aime. « Ce week-end, il y aura une petite place car Grenoble ne va pas assez se méfier. Si on se fait éliminer et qu'ils sont plus forts, rien à dire, c'est le sport. Mais dans le foot, on peut résister et nos gars seront remontés comme des pendules ! Je vais peut-être faire l'euphorique, mais je vais dire qu'on gagne 1-0, avec un but à trois minutes de la fin. » Alors, Get-Get, Warrior et leurs amis, en 8e de finale ?
PAR FRÉDÉRIC SOURICE
PHOTO JEAN-CHARLES BAYON
Pascal Cochez : «Si on se fait éliminer et qu'ils sont plus forts, rien à dire, c'est le sport.»